J’ai lu « Le tatouage » 

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4ème de couverture

Cette pratique datant du néolithique est devenue en quelques décennies un phénomène mondialisé, principalement apprécié pour ses aspects esthétiques. Mais l’histoire de l’humanité a déjà connu de telles modes, bien avant que les pirates et les truands ne se les approprient…

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Tatouages découverts sur les indigènes lors des expéditions des navigateurs du XVIIIème siècle
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Tatouages des mauvais garçons, qui servaient souvent à identifier les criminels du XXème siècle
Mon avis

Le toucher est important quand on prend possession d’un nouveau livre. Quand ce n’est pas un simple livre de poche, j’aime qu’un ouvrage soit beau. Et c’est le cas de celui-ci. Cette jolie BD sur l’histoire du tatouage est réalisée par des pointures : les textes de Jérôme Pierrat, le rédacteur en chef de Tatouage Magazine, qui est également historien, écrivain, journaliste et réalisateur, et les dessins d’Alfred, primé notamment pour « Come Prima », que j’avais beaucoup aimé.

Petit format, solide et facilement transportable, je l’ai emmené avec moi au fil de mes aventures parisiennes pour le dévorer dès que j’avais une minute.

L’introduction pose le contexte du tatouage aujourd’hui, sa démocratisation, ses avancées et ses dérives. J’ai particulièrement aimé cette citation de Paul Valéry : « Ce qu’il y a de plus profond en l’homme, c’est la peau ».

Le sujet ? Un directeur de prison explique à un détenu que le tatouage est avant tout un art ancestral et non pas l’apanage des truands. S’en suit donc un récit historique, pédagogique et non dénué d’humour. L’exposé remonte à la Préhistoire, l’Antiquité, l’époque des grands navigateurs, en passant par la Polynésie embrassant les traditions et les interdits religieux.

Véritable outil de la construction de l’identité, le tatouage s’est répandu également sur la peau des têtes couronnées, des mauvais garçons puis des rock stars des 60’s. On y apprend notamment que le premier salon de tatouage s’est ouvert à New-York, pour n’arriver en France qu’en 1960.

J’aime les couleurs utilisées par le dessinateur, les différentes nuances de chair, d’ocre, comme un champ lexical harmonieux qui met en lumière la peau, tout simplement.

 

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Double page introduisant le tatouage japonais, comme l’apanage des travailleurs, puis des prostituées.

En résumé : un cours d’histoire du tatouage pédagogique et passionnant !

La petite Bédéthèque des Savoirs – « Le tatouage » – Jérôme Pierrat / Alfred – Le Lombard – 10 €

Bonne lecture !

 

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