Le son du jour : Juliette & The Licks

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Connaissez-vous Juliette Lewis ? Oui, l’actrice de « Tueurs nés », ce film de 1994 réalisé par Oliver Stone qui relate la virée sanglante d’un jeune couple. Elle a bien entendu tourné dans de nombreux films depuis mais le rôle de Mallory Knox reste emblématique et a marqué le début de sa notoriété.

10 ans après ce tournant dans sa carrière cinématographique, elle fonde son groupe de rock : Juliette & The Licks. C’est le retour aux sources, sa passion pour la musique l’anime depuis toujours. Le groupe sort 3 albums avant de se séparer en 2009, année où Juliette lancera son album solo « Terra incognita ».

2016 est donc l’année du grand retour avec deux événements majeurs : une tournée et un documentaire.

L’année passée, le groupe s’est reformé à Los Angeles pour un show dans leur ville natale, qui évolua finalement en projet de tournée européenne, annonçant par ailleurs la sortie d’un nouvel album en fin d’année.

Lors du dernier Tribeca Film Festival d’avril, le réalisateur Michael Rapaport a présenté son court métrage « Hard lovin’ woman » retraçant les sacrifices faits par Juliette Lewis pour atteindre son rêve musical. Comment une actrice accomplie et oscarisée devient une chanteuse de rock viscérale ? A 42 ans, elle a su surmonter ses doutes, les critiques et des blessures physiques pour aller au bout de ses envies, la musique étant désormais sa priorité.

Le single « Hello Hero » est disponible à l’écoute ici.

Le documentaire « Hard lovin’ woman » est visible ici. On peut d’ailleurs y voir son ami et ancien batteur Dave Grohl.

Et le concert ?

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Comme je vous l’annonçais dans mon article en janvier, je suis allée voir Juliette & The Licks en avril au Trabendo à Paris.

Ce fut ce qu’on appelle une réelle performance. Moulée dans une combinaison aux couleurs du drapeau américain, Juliette saute, danse, gesticule, se tord. Elle ne s’arrête jamais et déborde d’une énergie fiévreuse.

Un rock volontaire, des musiciens talentueux, des riffs puissants, le groupe a tout donné pour embraser la salle trop peu remplie. Juliette a livré une prestation digne d’une athlète de haut niveau, oscillant entre voix hurlante et plus douce, secouant sa chevelure trempée pour accompagner les musiciens.

La reprise de « Proud Mary » de Creedence Clearwater Revival fut le meilleur moment. Un début acoustique, tout en douceur et en retenue, puis une montée en puissance, suivie d’un courageux slam dans le public ont clôturé cette chanson.

Alors ? A écouter bien entendu mais surtout à voir sur scène, cela se vit plus que cela ne s’écoute tranquillement chez soi. On sent une réelle sincérité de l’artiste en mettant ainsi ses tripes sur scène, comme si c’était le dernier concert. On se sent privilégiés d’être là.

 

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