Maman tatouée #32 : Nathalie

Aujourd’hui, je vous présente la maman tatouée Nathalie !

Prénom : Nathalie
Age : 40 ans
Ville : Une toute petite ville proche de Pornic
Nombre de tatouages : Je ne compte jamais. Un peu plus de 15, je crois.
Nombre d’enfants et âges : 2 enfants : une fille de 15 ans et un garçon de 12 ans

Décris-toi en quelques mots

Nathalie, 40 ans, un mari, 2 enfants, 2 chiens, 3 chats… Après 19 ans passés au sein d’une même entreprise en temps que serveuse/barmaid, je suis actuellement en pleine reconversion professionnelle.
Dynamique, stable, les pieds sur terre sont les traits de caractère qui me définissent le mieux. (Anxieuse aussi, mais ça, chut…Faut pas le dire)

As-tu un tatouage en rapport avec tes enfants ? Lequel et pourquoi ?

Alors, vous allez pouvoir me huer, me traiter de mère indigne si vous le souhaitez, mais non, je n’ai aucun tatouage en rapport avec mes enfants (par contre, j’en ai un avec 2 de mes animaux. Oui : vous pouvez me fouetter).
Ma priorité n’est pas le thème ou la signification. Je n’attache pas particulièrement d’importance à la symbolique de mes tatouages. Je choisis mes tatoueurs en fonction de leur style. Des gens comme Matik, L’Androgynette, Léa Nahon, Jef Palumbo, Sad Amish, qui ont tous un univers qui leur est propre, une « patte » facilement reconnaissable. J’essaye juste de caler un projet qui leur corresponde et leur laisse énormément de liberté.

Mes enfants, je les ai avec moi tous les jours, et quand ils ne sont pas près de moi, ils sont dans mon cœur et/ou dans mes pensées. Pas besoin de les avoir en plus dans la peau !
(La vérité, c’est que j’ai toujours trouvé ça un peu kitchouille, mais là, je sens que je ne vais pas me faire que des copines !).

Ta vision des parents tatoués a-t-elle changé depuis que tu l’es devenue ?

J’étais déjà tatouée avant d’être mère. Et d’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu de préjugés sur les parents tatoués. J’ai souvenir d’un séjour linguistique en Angleterre. Lors d’une fête dans un parc, j’ai croisé tellement de gens tatoués là-bas. Plein de gens avec leurs enfants. C’était il y a 25 ans. On ne voyait pas trop ça en France encore, du moins pas autant. L’ambiance était conviviale, festive, bon enfant. Ça a dû s’imprimer dans mon esprit comme étant quelque chose de complètement compatible et naturel.

Aujourd’hui, le seul critère qui m’importe, c’est la qualité de réalisation des tatouages. Par exemple, je ne suis pas fan du « réalisme ». Mais, si je croise une personne qui en porte un magnifiquement tapé, je vais apprécier. À contrario, si la personne porte ce que je considère être des bousilles, forcément, je vais pas kiffer des masses, et ce, indépendamment du fait qu’elle ai des enfants ou non.

Qu’en pensent justement tes parents ?

La toute première fois que je suis rentrée à la maison avec un tatouage, j’avais tout juste 18 ans. J’ai mis ma mère devant le fait accompli, et je me souviens que la première question qu’elle m’aie posé, c’est : « Mais c’est pas un vrai ? ». Quant à mon père, je ne me souviens même plus de sa réaction. De toute façon, vu la taille et l’emplacement, il est bien vite tombé aux oubliettes.

Je pense que le plus dur pour eux est quand je suis passée à la vitesse supérieure, c’est à dire quand les pièces sont devenues plus grosses, plus nombreuses aussi. Là, pour le coup, il y a réellement eu une transformation physique. Forcément, cela peut faire peur. La démarche peut aussi être difficile à comprendre. Mais j’avoue, j’ai la chance d’avoir des parents qui respectent mes choix. Ils doivent toujours se demander quelle mouche m’a piquée, pour que leur fille, de prime abord si « classique » et « consensuelle » en vienne à se faire recouvrir le corps de dessins. Mais ils l’acceptent, ne me jugent pas et ne me font aucune réflexion désagréable. D’ailleurs, cela vaut également pour le reste de ma famille et de ma belle-famille. Aurais-je de la chance ?

Penses-tu qu’être un parent tatoué contribue à transmettre une ouverture d’esprit ?

Dans le sens transmettre à mes enfants ? Pour moi, c’est une évidence, oui.
Ils m’ont vue changer, mais paradoxalement, je suis restée la même. Ils ont donc pleinement conscience que l’on peut être différent « physiquement », mais pour autant être tout ce qu’il y a de plus « normal ». La différence ne doit pas faire peur. Elle est signe de richesse, de diversité, de découverte.

As-tu eu des remarques ou des réactions à l’école ou ailleurs ?

Les zones très visibles comme mes mains, mes avants-bras, mon cou ne sont pas tatoués. Il m’est donc très facile de passer inaperçue (sauf s’il fait 35° dehors, on est bien d’accord). Je ne cherche pas particulièrement à mettre en avant mes tattoos. Je n’ai donc jamais eu de réflexions à l’école.

Habitant près de la mer, il arrive parfois que je sois obligée de me dénuder un peu plus… Et là, je dois avouer que je n’ai rien à reprocher aux gens, si ce n’est un regard parfois insistant. Comment leur en vouloir : toute cette encre, forcément, ça attire l’attention. Leur surprise et leur curiosité sont légitimes. Parfois, c’est l’occasion de créer un dialogue. Certains viennent me poser des questions techniques, d’autres me complimentent sur mes pièces, d’autres encore reconnaissent le travail de certains artistes.

Enfin bref, d’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu aucune remarque désagréable. Croisons les doigts pour que cela dure !

Quels conseils donnerais-tu à tes enfants s’ils veulent un jour se faire tatouer ?

Ma fille de 15 ans sait déjà qu’elle se fera tatouer plus tard. Mes seules conditions : qu’elle attende ses 18 ans, et que je puisse valider son choix de tatoueur. Mais je lui fais confiance : elle a l’œil déjà bien aiguisé.

Le choix du tatoueur donc, c’est primordial. Peu importe le thème, ça, c’est histoire de goût. Mais la réalisation, la qualité technique du travail réalisé, c’est essentiel (surtout pour un tatouage que tu vas porter à vie, hein ! ).

Je suis toujours agréablement surprise quand des jeunes se font faire de belles premières pièces par de bons artistes.

Le mot de la fin, un message ou une anecdote à partager ?

Juste un grand merci à mes enfants d’être tels qu’ils sont. J’aime tout chez eux : leur joie de vivre, leur ouverture d’esprit, leur maturité et leur bon sens.Ce sont de belles personnes. Ils sont ma fierté, mes piliers. Et puis, ne l’oublions pas : un grand merci à mon mari, mon partenaire, pour sa patience et l’amour qu’il me porte malgré les changements que je lui impose.

PS : Si vous souhaitez à votre tour témoigner ou si vous avez une personne intéressée dans votre entourage, surtout n’hésitez pas, écrivez-moi ici.

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