Maman tatouée #4 : Sabrine

Aujourd’hui, je vous présente Sabrine !

Prénom : Sabrine
Age : 43 ans
Ville : Québec (Canada)
Nombre de tatouages : 3
Nombre d’enfants et âges : 1 enfant de 10 ans

Décris-toi en quelques mots

J’ai quitté la France pour aller travailler en Allemagne quand j’avais 20 ans, j’y suis restée 7 ans et j’ai ensuite immigré au Québec en décembre 2001. Mes parents sont de l’ancienne génération, donc j’ai eu une éducation stricte (pas question de tatouage ou de piercing à cette époque pour moi !). Je suis une mère monoparentale en garde partagée. Je travaille en tant qu’adjointe administrative dans une compagnie d’assurance. Je suis de tempérament fonceur et dynamique, je pratique pas mal de sports, j’aime la nature, tout ce qui touche au spiritualisme, au développement durable, à l’alimentation bio, aux produits de santé naturels.

T’es-tu fait tatouer avant ou après avoir eu ton enfant ?

Je me suis fait tatouer dans ma 1ère année au Québec avant d’avoir un enfant, j’avais 29 ans. Ensuite, mon 2ème tatouage a été fait il y a 5 ans à ma séparation, il a été repris l’an passé. Et le dernier en mars.

Comment expliques-tu tes tatouages à ton enfant ?

Je ne lui donne pas vraiment d’explication, c’est un trip personnel, et je n’ai pas eu beaucoup de questions face à mes tatouages. Mon enfant m’a juste dit un jour qu’il trouvait ça beau, et se demandait si cela faisait mal. Il demande simplement quel genre de modèle je veux avoir. Je lui montre mes dessins ou les reprises que je fais de ma tatoueuse et il me donne son avis.

Quelle est sa réaction ? Quelles sont ses questions ?

Je crois qu’il a l’habitude de me voir, moi-même j’oublie que j’en ai sur le corps. Il trouve ça beau, mais il me dit que lui il ne s’en fera jamais, car ça reste toute une vie et il faut bien choisir justement. Il me demande comment je ferais si je voulais ne plus en avoir. Il pense qu’on arrache la peau ! Je lui explique donc comment ça marche et comment on peut se faire détatouer de nos jours. Il me dit aussi que ça va faire « bizarre » lorsque je serai vieille et il sait que le tatouage va perdre en qualité en vieillissant. Il est très perspicace comme on dit !

Quel regard porte l’environnement scolaire ?  Quelle a été la réaction à la crèche ou à l’école ?

J’ai choisi des places plutôt discrètes justement en regard de mon travail ou même de ma personnalité. Un tatouage, c’est très personnel, alors la place sur le corps l’est tout autant. À mon époque, c’était très mal vu pour trouver un travail, pareil pour les piercings, et puis mes parents ne me l’auraient jamais permis. J’ai donc attendu de bien être certaine que j’en avais vraiment envie consciemment puisque c’est pour la vie ! Je n’ai jamais voulu suivre une mode, mais j’avais envie d’une « empreinte », d’une « marque » et chaque tatouage correspond à une étape de ma vie étrangement ou l’état d’esprit d’un moment de vie. Personnellement, je n’ai pas vécu de jugement socialement ici au Québec, beaucoup de gens ou de jeunes gens sont tatoués et comme mes tatouages sont plutôt discrets, personne ne m’a jamais rien dit, ni mes employeurs.

As-tu eu également des remarques des autres parents à la sortie de l’école ou au parc ?

Non, pas vraiment. Certaines personnes demandent juste si c’est douloureux, ou pourquoi j’ai choisi ce dessin, à quelle place je me suis fait tatouer, etc.

Comment réagiras-tu si ton enfant souhaite un jour se faire tatouer ?

Mon enfant est très conscient que c’est un choix et que ce choix doit être fait consciemment parce que c’est quelque chose qui va rester pour la vie ! Il sait que ça peut être douloureux et il est encore dans un âge où son «  image » ne compte pas socialement parlant même s’il sait ce qu’il veut ! Je ne m’objecterai pas à ce qu’il se fasse tatouer, par contre, tout dépendra de son âge et je lui rappellerai le choix judicieux de l’endroit sur son corps et du modèle afin qu’il ne regrette pas. S’il est d’accord et qu’il en a envie, je l’accompagnerai dans son expérience.

Le mot de la fin, un message ou une anecdote à partager?

Durant mon 1er tatouage (le dragon hippocampe), j’étais tournée de dos face au tatoueur et il était déjà bien avancé lorsqu’à un moment donné, il m’a dit qu’il allait changer la tête du modèle original, car il trouvait que ça ne collait pas avec ce que je dégageais, que ça ferait trop dur si je conservais ça comme ça… Il voulait quelque chose de plus doux pour ma personnalité et il affirmait que c’était trop difficile d’aller autant dans les détails. Je lui ai donc fait confiance, mais je ne le referais plus. Je trouve que ça ne rend pas ce que je désirais. Au final, le tatoueur peut conseiller, mais c’est à son client de décider. Je n’hésite plus à « challenger » mon tatoueur avant qu’il passe à l’action !

PS : Si vous souhaitez à votre tour témoigner ou si vous avez une personne intéressée dans votre entourage, surtout n’hésitez pas, écrivez-moi ici.

 

 

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