Derrière le dermographe d’Emy

Aujourd’hui, c’est Emy qui répond à mes questions !

J’associe toujours son travail à la douceur, la poésie, la délicatesse et à l’amour, peu importe, qu’il soit amical, familial ou charnel. Et son interview n’est si pas loin de l’image qu’on se fait.

Quel métier rêvais-tu de faire lorsque tu étais enfant ?

Toute petite je voulais être institutrice car j’adooore les enfants. Je suis l’ainée d’une famille de 5 enfants, et disons qu’à 12 ans j’étais déjà une petite maman. J’aime particulièrement leur spontanéité et leur douce naïveté. C’est tellement simple avec les gosses, ils observent simplement sans jugement ni arrière pensée et c’est malheureusement ce que l’on perd en grandissant surtout dans cette société pleine de diktats . Trouver des rapports authentiques devient difficile.
Sinon je dessine depuis toujours et j’aime particulièrement les mots (mais disons que maintenant je traite plus les « maux ») alors forcement j’ai longtemps rêvé de travailler dans l’illustration, (d’ailleurs au lycée je me souviens avoir passé plus de temps à griffonner dans les cahiers de mes amies plutôt qu’à montrer mon assiduité), les livres et même pourquoi pas un jour raconter des histoires. Ah oui j’étais assez douée au théâtre aussi… pure utopie mais au final je suis proche de mon idée de départ puisque j’illustre des histoires, des poèmes sur la peau .

Heureusement les rêves sont la vie !

As-tu une devise ?

« Rien n’arrive jamais par hasard. » Je pense que quoi que tu fasses, si quelques chose doit se passer ça se passera ! Pareil dans l’autre sens d’ailleurs.

Au départ je ne pensais jamais faire du tatouage mon métier. J’y suis arrivée un peu par hasard, ne connaissant personne dans le domaine et n’étant moi-même pas tatouée, mais je suis une grande perfectionniste et quand je me lance dans quelque chose, c’est à fond sinon rien. J’ai toujours dit « si je deviens tatoueuse, j’aurai mon propre univers et les gens traverseront la France pour venir me voir », à l’époque je ne croyais pas si bien dire !

Ma première étape pour pouvoir devenir un jour tatoueuse, me faire tatouer !

Quel était ton premier tatouage ? Et le dernier ?

Au départ je voulais un tout petit mouton,très discret au dessus du coude, au final je me suis retrouvée avec un gros mouton, des cœurs et des nuages… J’ai eu tellement mal que j’ai mis plus de 2 ans avant de me refaire tatouer !

Le dernier est un tout petit cœur avec l’initial de mon mari à l’intérieur du poignet que me suis fait moi-même comme une grande (too much hein mais quand on aime !).

Que représentent tes tattoos ? Quelle est leur histoire ?

La principale représentation de mes tattoos est portée vers mes enfants, l’amour et mon chat à l’époque. Oui en plus des enfants, j’adore les chats !

Quels artistes t’ont tatouée et pourquoi ?

Je n’ai pas eu beaucoup d’artistes différents, il y a eu Lionel Fahy dont j’adore le coté fin, naïf et coloré, Béatrice Myself mon seul tatouage qui n’est pas un projet mais un coup de cœur pour un « flash » de chats fiesta, Nicoz Balboa, Noon et Bouits qui m’a réalisé un petit bonhomme zizi sur les cotes c’était vraiment sur un coup de tête (et je peux dire que c’est la zone que je déteste le plus !).

Qu’est-ce qui t’inspire le plus dans la vie ?

La vie ! J’aime les gens et leurs histoires, c’est très riche et inspirant.

Je suis dans une toute autre approche du tatouage, je parle souvent de tatouage thérapeutique. Je suis de nature sensible et empathique alors j’aime me dire que j’arrive à faire du bien, à me rendre utile par le biais de mon art, je me sens souvent presque plus thérapeute qu’artiste. Pour moi, c’est dans cette démarche que le tatouage prend tout son sens .

Niveau évolution du tatouage, t’es plutôt ancienne école ou nouvelle école ?

Totalement nouvelle école, ne me demandez pas de souder des aiguilles (entre nous ça ne sert plus à rien, tout étant désormais à usage unique) ni monter une machine à bobine. J’ai appris seule avec quelques conseils alors forcement ça limite. J’ai bien acheté une traditionnelle pour démarrer mais ayant eu une rotative en même temps, mon choix s’est tout de suite imposé à cause du poids !

Niveau graphisme également, les nouvelles machines permettent un travail avec finesse et détails, mes tattoos sont très illustratifs et énormément dans l’émotion, ce n’est pas juste un tatouage comme ça choisi dans un catalogue, fait sur un coup de tête. Pour chacun il y a une réelle réflexion, un échange, de l’écoute et au final mon interprétation. Chaque pièce est unique , repensée et adaptée à l’histoire et à la personnalité de chaque personne.

Une actu à partager ?

J’aimerais réaliser plus de sculptures en argile, j’adore manipuler, et des impressions en série limitée, je ne manque pas d’idées mais de temps !

 

Où la trouver ?

L’Atelier à Troyes

emy.tattooart@gmail.com

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2 réflexions sur “Derrière le dermographe d’Emy

  1. J’ai adoré lire cette ITW ♡
    (En réalité, je les lis tous, mais commente rarement…)

    J’ai deux tatouages d’Emy (février 2018 + juin 2018), et en suis ravie.
    Entre temps, j’ai déménagé à Troyes (où elle officie) : c’est une ville jolie, humaine et chaleureuse… je conseille vivement, pour ceux / celles qui viennent, d’y rester 1 jour ou deux, pour visiter et se détendre. C’est cosy à souhait ♥

    Aimé par 1 personne

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